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Gestion des acariens rouges et des thrips dans les vergers d’avocatiers : dynamique saisonnière, seuils de surveillance et conformité aux exigences relatives aux résidus pour l’exportation

Article rédigé par Dr Schalk Schoeman (Agricultural Innovations for Tropical and Subtropical Africa (AITSA), intervenant à la Morocco Avcocado Conference 2026

Gestion des acariens rouges et des thrips dans les vergers d’avocatiers : dynamique saisonnière, seuils de surveillance et conformité aux exigences relatives aux résidus pour l’exportation



Résumé

Le secteur marocain de l’avocat destiné à l’exportation a connu une expansion rapide en réponse à la demande du marché européen, entraînant une augmentation des superficies cultivées et une exposition accrue aux ravageurs arthropodes dans des conditions agroclimatiques chaudes, sèches et poussiéreuses.

Deux principaux groupes de ravageurs, les acariens rouges ou tétranyques (Acari : Tetranychidae/Oligonychus spp.) et les thrips (Thysanoptera), entraînent des conséquences économiques distinctes dans les systèmes de production d’avocats.

Les acariens rouges réduisent principalement la surface photosynthétique des feuilles par leur activité alimentaire et les nécroses associées à la formation de toiles, provoquant ainsi une défoliation, des brûlures dues au soleil et une diminution des rendements.

Les thrips, quant à eux, endommagent principalement les jeunes fruits et les pousses tendres, provoquant des cicatrices superficielles qui dégradent la qualité commerciale et augmentent le risque de rejet des fruits lors du conditionnement.

Par ailleurs, les limites maximales de résidus (LMR) fixées par l’Union européenne imposent des contraintes quant au choix des pesticides et au calendrier de leur application.

Cet article présente une synthèse de la biologie des ravageurs, des critères d’identification, des variations saisonnières des risques, des méthodes de surveillance, des seuils économiques d’intervention et des composantes de la lutte intégrée (IPM), notamment les prédateurs et parasitoïdes, l’assainissement des vergers, la gestion de la poussière et du paillage, ainsi que la prévention des résistances aux pesticides par l’alternance des modes d’action.

Un cadre opérationnel est également proposé afin d’aligner les décisions de lutte agronomique sur les exigences de conformité en matière de résidus et de garantir une traçabilité documentaire adaptée aux audits.

Mots-clés : Avocat ; Maroc ; Scirtothrips spp. ; thrips ; dynamique saisonnière ; lutte intégrée ; surveillance ; seuil économique ; rotation IRAC ; conformité aux LMR de l’UE.

1. Introduction

La culture de l’avocat au Maroc s’est rapidement développée sous l’effet d’une demande soutenue du marché européen.

Dans les conditions arides et semi-arides caractérisées par des températures élevées, une faible humidité relative et une forte exposition à la poussière, les populations d’acariens et de thrips peuvent augmenter rapidement, conformément aux risques de pullulation observés dans d’autres régions de production soumises à des conditions sèches.

Parallèlement, les thrips peuvent profiter des périodes de nouaison et de croissance végétative tendre pour déposer leurs œufs dans les tissus végétaux. Leur activité alimentaire provoque des cicatrices et des dépôts d’excréments qui dégradent la qualité des fruits.

Étant donné que la majeure partie de la production est destinée à l’Union européenne, les programmes de protection phytosanitaire doivent être conçus en tenant compte à la fois :

  • De l’efficacité biologique des traitements.

  • Des contraintes réglementaires liées aux résidus de pesticides.

La lutte intégrée doit donc associer la surveillance des populations, les interventions fondées sur des seuils, la préservation des auxiliaires naturels, l’alternance des pesticides selon leur mode d’action et le respect des délais avant récolte (DAR) ainsi que des LMR applicables à l’exportation.

2. Facteurs saisonniers influençant la pression des ravageurs

La pression exercée par les ravageurs dépend de plusieurs facteurs agroclimatiques et phénologiques.

Conditions chaudes, sèches et poussiéreuses : elles favorisent le développement des populations d’acariens et de thrips. L’exposition à la poussière a notamment été associée à une augmentation des populations d’acariens dans plusieurs régions productrices d’avocats.

Expansion rapide des vergers : elle favorise l'installation des ravageurs et peut réduire le temps disponible pour élaborer des stratégies de gestion adaptées aux conditions locales.

Stades phénologiques : l’activité des thrips atteint généralement son maximum pendant la nouaison et la poussée végétative printanière, tandis que les acariens se développent principalement sur le feuillage mature, avec des pics de population plus tardifs dans la saison.

Densité des vergers : les vergers très denses présentent un risque accru de ravageurs et de maladies, en raison d’une efficacité réduite des traitements phytosanitaires, mais également d’une biodiversité végétale et entomologique insuffisante.

Calendrier saisonnier des risques

Période

Niveau de risque et mesures recommandées

Hiver (décembre–février)

Faible pression parasitaire. Priorité à l’assainissement et à l’identification des colonies hivernantes.

Printemps, croissance végétative et nouaison (mars–mai)

Pic de risque lié aux thrips, dont les larves provoquent des cicatrices sur les fruits en développement.

Début de l’été (juin–juillet)

Installation des populations d’acariens sur la face inférieure des feuilles matures.

Fin de l’été (août–septembre)

Risque maximal de dégâts causés par les acariens et de défoliation.

3. Identification et cycle biologique des ravageurs

3.1. Acariens rouges / tétranyques (Acari)

Comportement alimentaire et symptômes

Les acariens se nourrissent principalement des feuilles. Chez les espèces produisant des toiles, les symptômes sont généralement plus visibles sur la face inférieure du feuillage.

Des taches nécrotiques apparaissent sous forme de lésions brunes circulaires, situées sous des toiles denses, souvent le long des nervures.

La densité des populations augmente généralement entre le milieu et la fin de l’été.

Cycle biologique

Le cycle de développement général des tétranyques comprend les stades suivants :

Œuf → larve à six pattes → deux stades nymphaux → adulte.

Plusieurs générations peuvent se chevaucher au cours de la saison.

Les femelles adultes mesurent environ 0,5 mm. Elles présentent une forme ovale, une coloration jaune-vert et des taches sombres sur l’abdomen.

3.2. Thrips (Thysanoptera)

Les principaux taxons de thrips associés à l’avocatier comprennent :

  • Scirtothrips spp. (thrips des agrumes).

  • Heliothrips haemorrhoidalis (thrips des serres).

  • Selenothrips rubrocinctus (thrips à bandes rouges).

 

Figure 1. Thrips des agrumes adulte (Photo : Colleen Hepburn).

Figure 1. Thrips des agrumes adulte (Photo : Colleen Hepburn).

Cycle biologique et particularités de la ponte

Les adultes mesurent environ 0,7 à 1,5 mm. Ils possèdent un corps allongé, de couleur jaune orangé à foncée, ainsi que des ailes frangées (figure 1).

Les larves sont blanches à jaune vif.

Les œufs sont déposés à l’intérieur des tissus des feuilles, des fruits ou des pétioles. Cette particularité signifie que de nombreux insecticides de contact peuvent être inefficaces contre les œufs, ce qui nécessite un calendrier de traitement approprié et une couverture suffisante pour cibler les stades larvaires.

Périodes d’activité et manifestations des dégâts

L’activité des thrips atteint son maximum lors de la nouaison et des poussées végétatives printanières.

Les dégâts se manifestent généralement par :

  • Des cicatrices coriaces de couleur brun argenté.

  • Des gouttelettes sombres d’excréments sur les feuilles et les fruits.

  • Une dégradation de la catégorie commerciale des fruits et un risque accru de rejet en raison des cicatrices superficielles et de la chute des fruits (figure 2).

Figure 2. Dégâts typiques causés par les thrips sur des fruits immatures.

Figure 2. Dégâts typiques causés par les thrips sur des fruits immatures.

Nymphose et microhabitats

Chez certaines espèces de thrips associées à l’avocatier, une proportion importante des individus peut tomber dans la litière de feuilles au sol pour effectuer sa nymphose.

4. Dégâts économiques et notion de seuil d’intervention

4.1. Dégâts causés par les acariens rouges

Seuil de dégâts foliaires : un risque accru de chute des feuilles est associé à une surface foliaire endommagée supérieure à environ 7,5 à 10 %.

Cette augmentation de la défoliation a également été observée en association avec des insectes homoptères, notamment les cochenilles, au Mozambique, en Zambie et au Zimbabwe.

Effets secondaires : la défoliation expose davantage les branches et les fruits au rayonnement solaire, augmentant les risques de brûlures et entraînant une réduction du calibre des fruits et des rendements.

Elle peut également compromettre le bois fructifère de la saison suivante en raison de l’épuisement des réserves glucidiques et de la dégradation de l’intégrité du couvert végétal.

4.2. Dégâts causés par les thrips

Les thrips provoquent principalement une dégradation de la qualité commerciale des fruits (figure 2), en raison des cicatrices et des dépôts d’excréments sur leur surface pendant les stades sensibles de développement.

Les conséquences économiques se traduisent essentiellement par des pertes au conditionnement : diminution de la proportion de fruits de catégorie I, déclassement commercial et rejet de lots destinés à l’exportation, plutôt que par une défoliation visible.

5. Méthodes de surveillance et de prospection

5.1. Protocole hebdomadaire de surveillance des acariens

Un dispositif d’échantillonnage représentatif est recommandé :

  1. Sélectionner 10 à 20 arbres par bloc d’irrigation.

  2. Prélever 10 feuilles matures par arbre.

  3. Examiner la face inférieure des feuilles à l’aide d’une loupe et compter les acariens mobiles sur la moitié de la deuxième nervure latérale.

  4. Enregistrer le pourcentage de taches nécrotiques.

  5. Déclencher les interventions en anticipant l’atteinte du seuil de 7,5 à 10 % de surface foliaire endommagée, c’est-à-dire avant son dépassement.

  6. Dénombrer simultanément les acariens prédateurs afin de déterminer si la présence d’auxiliaires naturels permet de différer ou de réduire une intervention.

5.2. Protocole de surveillance des thrips

  • Commencer les inspections dès la floraison.

  • Examiner chaque semaine les jeunes fruits et les tissus des pousses tendres.

  • Quantifier principalement les larves, responsables des cicatrices, en utilisant une méthode de battage ou de tapotement au-dessus d’un plateau ou d’une planchette noire.

  • Installer des pièges englués jaunes ou bleus pour suivre les vols des adultes et faciliter le choix du moment des traitements.

  • Assurer la protection des fruits contre les thrips depuis la nouaison jusqu’à ce qu’ils atteignent environ 20 mm, en tenant compte de cette fenêtre de sensibilité relativement courte.

6. Composantes de la lutte intégrée

6.1. Préservation de la lutte biologique

Les ennemis naturels contribuent à limiter les populations de ravageurs et à réduire la dépendance aux pesticides.

Parmi les principaux auxiliaires figurent :

  • Les acariens prédateurs, notamment Amblyseius/Neoseiulus californicus, ainsi que des espèces des genres Euseius et Galendromus.

  • La coccinelle prédatrice d’acariens Stethorus picipes.

  • Les thrips prédateurs, notamment Franklinothrips, les thrips à six taches et les thrips chasseurs noirs.

  • Les chrysopes et les conioptérygides, dont les larves sont prédatrices.

  • Les champignons entomopathogènes tels que Beauveria bassiana et Metarhizium anisopliae.

Éviter les applications répétées de pyréthrinoïdes à large spectre permet de réduire la mortalité des prédateurs et de limiter les pullulations secondaires d’acariens.

6.2. Gestion de l’habitat dans les vergers

Paillage : l’utilisation d’un paillage grossier composté sous le couvert des arbres peut limiter la nymphose des thrips et favoriser les ressources disponibles pour les prédateurs.

Gestion de la poussière : la réduction de la poussière sur les chemins et les bordures des parcelles contribue à limiter la prolifération des acariens.

Renforcement de la biodiversité : l’implantation de cultures de couverture ou de cultures intercalaires, ainsi qu’une gestion maîtrisée de la végétation spontanée entre les rangs, peuvent renforcer les services écosystémiques et stabiliser les populations d’auxiliaires (figure 3).

Figure 3. Plantation de basilic africain (Ocimum gratissimum) visant à renforcer la biodiversité fonctionnelle des arthropodes dans les vergers d’avocatiers sud-africains.

Figure 3. Plantation de basilic africain (Ocimum gratissimum) visant à renforcer la biodiversité fonctionnelle des arthropodes dans les vergers d’avocatiers sud-africains.

6.3. Assainissement et taille

Pendant les périodes de faible pression parasitaire, il est recommandé de tailler les arbres, d’éliminer les parties végétales infestées et de surveiller la présence de colonies hivernantes.

Des corrélations directes ont été observées entre les vergers trop denses et insuffisamment entretenus et une forte incidence des ravageurs et des maladies.

7. Stratégie de lutte chimique : résistance et qualité de couverture

7.1. Alternance des modes d’action selon la classification IRAC

Il est recommandé d’alterner les groupes IRAC entre deux traitements successifs.

Le simple changement de nom commercial d’un produit ne suffit pas.

L’utilisation consécutive de substances ayant le même mode d’action accroît la pression de sélection et favorise le développement de résistances.

7.2. Substances actives et groupes utilisés contre les acariens

Les principales catégories de substances actives utilisées dans la lutte contre les acariens comprennent :

  • Abamectine (IRAC 6).

  • Inhibiteurs de croissance des acariens (IRAC 10).

  • Acaricides inhibiteurs du transport des électrons mitochondriaux, METI (IRAC 21).

  • Spirotétramate (IRAC 23).

  • Soufre et huiles, lorsque leur utilisation est appropriée.

Une vigilance particulière est nécessaire concernant l’abamectine, dont l’utilisation excessive a conduit à l’apparition de résistances documentées.

Il est donc déconseillé de l’appliquer deux fois consécutivement.

7.3. Substances actives et groupes utilisés contre les thrips

La lutte contre les thrips peut notamment faire appel aux substances suivantes :

  • Spinosad / spinétorame (IRAC 5).

  • Abamectine (IRAC 6).

  • Pyréthrinoïdes (IRAC 3), à utiliser avec précaution en raison de leurs effets perturbateurs sur les populations de prédateurs.

En Afrique du Sud, une diminution de la sensibilité à cette dernière famille d’insecticides a été observée dans des zones présentant un historique d’exposition élevé (tableau 1).

Tableau 1. Effet de la bêta-cyfluthrine et du chlorpyrifos sur les espèces de thrips.

Paramètre

Traitement

Témoin non traité

Produit

Bêta-cyfluthrine EC à 6 ml/100 L et chlorpyrifos EC à 200 ml/100 L

Aucun traitement

Nombre moyen de thrips/10 branches ± écart-type

29,5a ± 19,34

58,2a ± 42,22

Valeur t

1,6911

 

Degrés de liberté

11

 

Le spinétorame peut présenter une persistance d’action supérieure à celle du spinosad. Toutefois, les deux substances nécessitent une couverture complète des jeunes fruits afin d’atteindre les stades responsables des dégâts.

7.4. Principes d’application

  • Assurer une couverture suffisante avec un volume de pulvérisation élevé, particulièrement sur la face inférieure des feuilles pour lutter contre les acariens.

  • Utiliser des agents mouillants lorsque leur emploi est indiqué sur l’étiquette.

  • Veiller au bon positionnement des traitements et à une couverture complète afin d’éviter les échecs liés à la technique de pulvérisation plutôt qu’à une résistance des ravageurs.

  • Utiliser exclusivement une eau de qualité optimale pour les traitements phytosanitaires.

  • Contrôler régulièrement le pH de l’eau et éviter les pulvérisations avec une eau présentant une forte teneur en sels.

7.5. Conformité réglementaire

Les interventions chimiques doivent être limitées aux produits phytopharmaceutiques homologués pour l’avocatier au Maroc par l’ONSSA.

Leur utilisation doit respecter les indications figurant sur l’étiquette, notamment les délais avant récolte (DAR) et les délais de rentrée dans les parcelles traitées.

8. Conformité des exportations : résidus et traçabilité

8.1. Cadre européen des limites maximales de résidus

La majeure partie des avocats marocains étant destinée à l’Union européenne, le règlement (CE) n° 396/2005 encadre les limites maximales de résidus autorisées.

Ces limites peuvent évoluer au fil du temps. Il est donc indispensable de vérifier les valeurs en vigueur dans la base de données européenne pour chaque substance active et chaque culture concernée.

8.2. Respect des délais avant récolte : un point critique

Les traitements acaricides réalisés en fin de saison sont fréquemment associés à des problèmes de conformité des résidus, notamment lorsque le délai avant récolte est insuffisant.

Le suivi rigoureux et la planification des DAR sont donc essentiels.

8.3. Normes privées et préparation aux audits

Les référentiels privés, notamment GLOBALG.A.P. et les cahiers des charges de certains distributeurs, peuvent imposer des exigences plus strictes que les LMR légales.

Il est donc recommandé de confirmer ces exigences auprès de l’exportateur.

Les registres de traitement doivent être tenus à l’échelle de chaque bloc de production et préciser :

  • Le nom du produit utilisé.

  • La substance active.

  • Le groupe IRAC.

  • La date d’application.

  • La dose appliquée.

  • Le délai avant récolte.

Cette documentation permet d’assurer la traçabilité et de faciliter la préparation aux audits.

9. Cadre d’action saisonnier : plan en cinq étapes

1. Surveillance hebdomadaire

Quantifier les populations d’acariens sur les feuilles et les larves de thrips sur les jeunes fruits.

2. Protection des insectes auxiliaires

Utiliser le paillage, maîtriser la poussière et limiter l’emploi de produits à large spectre afin de préserver les populations d’ennemis naturels.

3. Traitements fondés sur les seuils d’intervention

  • Acariens : intervenir avant que les dégâts ne dépassent 7,5 à 10 % de la surface foliaire.

  • Thrips : intervenir au moment de la nouaison, en fonction des comptages larvaires.

4. Alternance des groupes IRAC

Éviter les applications consécutives de produits appartenant au même groupe de mode d’action.

Ne pas commencer une nouvelle saison avec le même groupe IRAC que celui utilisé lors du dernier traitement de la saison précédente.

5. Conformité aux exigences des marchés

Vérifier les LMR européennes et les délais avant récolte avant toute préparation de bouillie phytosanitaire, et s’assurer que les niveaux de résidus sont conformes avant la récolte.

10. Conclusion

Les acariens rouges et les thrips constituent deux menaces distinctes, intervenant à des périodes différentes de la saison de production de l’avocat au Maroc.

Une gestion efficace repose sur trois piliers essentiels :

Premièrement, une identification précise des ravageurs et une surveillance régulière permettant de déclencher les interventions en fonction de seuils de dégâts.

Deuxièmement, l’adoption de pratiques de lutte intégrée favorisant la préservation des ennemis naturels et la réduction des facteurs responsables des pullulations, notamment la poussière et le manque de biodiversité.

Troisièmement, une stratégie de lutte chimique intégrant la gestion des résistances, une couverture optimale et un calendrier d’application adapté.

Enfin, la conformité des résidus aux exigences des marchés d’exportation doit être pleinement intégrée aux programmes de protection phytosanitaire, grâce à une vérification continue des LMR européennes, au respect rigoureux des délais avant récolte et à la tenue de registres de traitement fiables et vérifiables à l’échelle de chaque bloc de production.