Dans la région de Berkane, à l’est du pays et longtemps touchée par la sécheresse, les agriculteurs ont accueilli ces pluies avec optimisme. Si les effets restent encore limités pour certaines cultures comme les agrumes, la pomme de terre est déjà la première filière à bénéficier de cette amélioration des conditions hydriques.
Une disponibilité en eau qui change la dynamique
Selon Mohamed Saiidi, directeur général de Vergers Domaine Tarifit & Packing House Eurober, les pluies ont permis de restaurer la confiance des producteurs. Les réserves d’eau se sont reconstituées et plusieurs barrages de la région sont désormais à pleine capacité, ce qui ouvre la voie à une reprise des investissements agricoles.
Des superficies multipliées dans certaines exploitations
Dans ce contexte plus favorable, plusieurs producteurs ont rapidement augmenté leurs surfaces de plantation. Aux Vergers Domaine Tarifit, les superficies consacrées à la pomme de terre sont passées de 10 à 40 hectares après les pluies. Selon Saiidi, cette décision n’est pas isolée : d’autres exploitations de la région ont également élargi leurs plantations.
Des conditions globalement favorables pour la campagne
Outre l’amélioration de la disponibilité en eau, les conditions météorologiques et l’accès aux semences sont jugés globalement favorables. Le seul incident signalé concerne un retard dans la livraison de semences importées, dû à des tempêtes ayant retardé l’arrivée d’un navire au port de Tanger. Ce contretemps n’aurait toutefois pas d’impact significatif sur la saison.
Variétés et marchés visés
Pour cette campagne, les producteurs ont principalement planté des variétés de consommation telles que Désirée et Spunta, destinées au marché local mais également à l’export. Selon les producteurs, l’introduction de variétés destinées à la transformation pourrait également être envisagée en fonction de la demande du marché.
Une hausse régionale compensée par des pertes ailleurs
Si la production de pommes de terre devrait augmenter dans la région orientale du Maroc, cette progression pourrait être partiellement compensée par les pertes enregistrées dans le bassin du Loukkos, au nord-ouest du pays, où de fortes inondations ont récemment affecté les cultures.